Les États baltes vont ainsi plus loin que les sanctions convenues par l'Union européenne. Cette décision intervient en réaction aux violences déployées à l'encontre des manifestants au Bélarus, ont justifié les trois pays. Selon Tagesschau, les États baltes ont imposé des restrictions de voyage à 30 responsables bélarusses. Le président lituanien Gitanas Nauseda aurait précisé que le président Loukachenko en faisait partie. Il a également annoncé que des mesures supplémentaires allaient être prises.

"Nous voulons un dialogue pacifique et un accord entre le régime et la société est nécessaire. Mais nous voyons que le pouvoir n'y est pas disposé. Nous constatons que nous devons montrer la voie et être un exemple pour d'autres pays", a déclaré M. Nauseda.

Vendredi, l'Union européenne a annoncé qu'elle prendrait des sanctions à l'encontre de hauts responsables du régime bélarusse mais les États baltes ont plaidé pour une réaction plus forte. Le ministre des Affaires étrangères de Lituanie, pays qui accueille l'opposante bélarusse Svetlana Tikhanovskaïa, souhaitait ainsi que M. Loukachenko soit sanctionné.

La plupart des pays membres ont plutôt opté pour une approche par étapes, ce qui laisse une place pour une éventuelle médiation de l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE).