C'est le coprésident du groupe des Verts au Parlement européen, Philippe Lamberts, qui a allumé la mèche, sur le réseau social Twitter, mercredi. A l'issue du vote du Parlement européen, réuni en plénière à Strasbourg, le Belge a interpellé deux de ses collègues et compatriotes, Marc Botenga (PTB/Gauche unitaire européenne) et le le socialiste francophone Marc Tarabella, qui se sont abstenus au moment de se prononcer sur l'accord commercial entre l'Union européenne et le Vietnam.


Le sujet divise les partis de gauche au Parlement européen, en raison du fait que le Vietnam reste un régime dictatorial communiste, qu'il est en retard en ce qui concerne l'adoption des normes internationales de protection des travailleurs et qu'il n'est pas un bon élève sur le plan environnemental.
Pour les uns, comme les Verts, il y avait suffisamment de raisons de voter contre l'accord de libre-échange ainsi que contre celui de protection des investissements, qui le complète. C'est également ce qu'a fait l'autre eurodéputée socialiste, Marie Arena, qui réclamait un report du vote sur cet accord controversé. 

En revanche, d'autres, la majorité du groupe des socialistes et démocrates au Parlement européen s'est rangée à l'argument que la conclusion de cet accord conduira le Vietnam à tirer vers le haut ses normes sociales et environnementales, sous pression de son grand partenaire commercial européen. Un point de vue que semble partager M. Tarabella.


La réplique de Marie Arena ne s'est guère fait attendre. A son tour, en réponse à un post de notre confrère de L'Echo, pointant un hiatus entre la position des deux élus PS, elle a posté un message assez sec sur Twitter en direction de son camarade de parti, à qui elle reproche d'avoir pris une position contraire à celle défendue par le PS sans savoir exactement de quoi il retourne.


Si l'on en croit Marie Arena, la position du PS est claire. On en aura la confirmation (ou pas) lorsque l'accord sur la protection des investissements sera soumis à l'approbation de tous les Parlements compétents dans les Etats membres. Dont, en Belgique les Parlements wallon et bruxellois, dirigé chacun par un ministre-président socialiste.