Europe La diaspora est à nouveau attendue à Bucarest ce samedi pour manifester contre le gouvernement.

Le 10 août 2018, ils avaient été gazés, dispersés par des canons à eau et brutalisés par les forces de police. Au moins 450 avaient été blessés. Mais un an plus tard, jour pour jour, des milliers de Roumains, du pays et d’ailleurs, devraient envahir à nouveau Bucarest pour manifester leur colère à l’égard de l’État, à leurs yeux rongé par la corruption et le népotisme. "Rien n’a changé, à part le fait que Liviu Dragnea [ancien chef du Parti social-démocrate au pouvoir] a abouti en prison", lit-on dans la description de la manifestation de ce samedi. En mai, la condamnation définitive à trois ans de prison ferme du maître de facto du pays a été accueillie comme une victoire dans la lutte contre la corruption, fléau qui gangrène la Roumanie plus que tout autre pays de l’UE. Mais Liviu Dragnea n’était que l’incarnation d’un système qui le précédait et qui lui a survécu, estiment ceux qui protesteront ce week-end. "On n’a pas peur. Tout ce qu’on peut faire c’est manifester et voter. Il est là notre pouvoir", explique Marian Raduna, leader du mouvement civique Rezistenta, exigeant des représailles pour les responsables des violences de 2018.

(...)