"Dans un appel vidéo aujourd'hui, le Premier ministre Boris Johnson et le Premier ministre canadien Justin Trudeau, rejoints par la ministre du Commerce international Liz Truss et son homologue canadienne Mary Ng, ont convenu d'un +accord de principe+ reconduisant l'accord commercial actuel entre l'UE et le Canada", a écrit le ministère dans un communiqué.

"L'accord conclu aujourd'hui conforte des échanges commerciaux d'une valeur de 20 milliards de livres (22,4 milliards d'euros) et garantit la sécurité de milliers d'emplois", s'est félicitée Liz Truss, saluant les liens qui unissent historiquement et culturellement le Royaume-Uni à ses "amis et alliés du Canada".

"C'est un accord fantastique pour le Royaume-Uni, qui garantit le commerce transatlantique avec l'un de nos plus proches alliés", a salué pour sa part Boris Johnson, espérant que cela "renforcera" les exportations britanniques vers le Canada déjà existantes, "des voitures électriques au vin mousseux".

Le texte, pas encore officiellement signé, sera cependant provisoire, car des négociations s'ouvriront l'année prochaine pour "conclure un nouvel accord plus ambitieux", a indiqué la ministre britannique du Commerce international. Cet accord "personnalisé" permettra selon le communiqué d'aller plus loin "dans des domaines tels que le commerce numérique, l'environnement et la valorisation économique des femmes".

Il reprend pour l'instant uniquement les termes du traité signé entre l'UE et le Canada (CETA) et n'apporte aucun nouvel avantage aux entreprises britanniques, mais évite aux exportateurs des droits de douane estimés à un montant de 42 millions de livres (47 millions d'euros), selon le ministère du Commerce international.

Ce nouvel accord prendra effet au 1er janvier 2021, soit à la fin de la période de transition du Brexit, pendant laquelle le Royaume-Uni reste encore soumis aux règles européennes, après être sorti officiellement de l'UE fin janvier.

Les discussions sur la relation post-Brexit de Londres avec l'UE, de loin son premier partenaire commercial, se poursuivront virtuellement la semaine prochaine, en raison d'un cas de Covid-19 dans l'équipe européenne, avec l'espoir d'éviter d'importantes divergences et un "no deal".