Emmanuel Macron a estimé mardi que la fermeture par la Slovénie de sa frontière avec l'Italie, le pays européen le plus touché par l'épidémie de coronavirus, était "une mauvaise décision", à l'issue d'une première vidéoconférence avec ses homologues européens.

Il a ajouté que mesures de confinement aussi drastiques qu'en Italie ou en Chine contre l'épidémie de coronavirus n'ont "pas lieu" d'être prises actuellement en France mais ne peuvent être exclues.

"Je crois que ce sont très sincèrement de mauvaises décisions", a dit le président français, interrogé après une visioconférence avec ses homologues de l'UE sur les annonces faites mardi par la Slovénie de fermer sa frontière terrestre avec l'Italie, et par l'Autriche de limiter drastiquement l'entrée sur son territoire des voyageurs venant d'Italie.

Selon lui, "aujourd'hui, pour la France, ça n'est pas nécessaire d'aller plus loin que ce que nous sommes en train de décider", en réponse à une question sur les mesures adoptées en Italie.

"Nous prenons des mesures adaptées". "Aujourd'hui, il n'y a pas lieu de prendre des décisions de cette nature" mais "si demain ou après-demain, il y avait lieu de le faire, nous l'expliquerions et peut être les prendrions-nous", a-t-il déclaré.

Il a estimé que prendre des "mesures disproportionnées" alors "que nous ne sommes qu'au début de la crise" serait "contre-productif" car "nous ne pourrons pas vivre dans le temps" avec elles.

Pour lui, il est "beaucoup plus efficace" de prendre des "mesures de confinement" dans "les régions qui sont touchées".

La Slovénie, pays de deux millions d'habitants, a déclaré 34 cas de coronavirus, dont la moitié "importés" de l'Italie, avec laquelle elle partage 232 kilomètres de frontière.