Le président français s'est envolé en direction du sommet de l'ONU pour le climat. Débutant ce lundi 23 septembre à New York, l'événement réunit de nombreux chefs d'Etats pour discuter du sujet qui anime la plupart des débats actuellement: la lutte contre le réchauffement climatique. À bord de l'avion l'emmenant aux Etats-Unis, Emmanuel Macron est revenu notamment sur les manifestations réunissant les jeunes du monde entier tous les vendredis. Saluant cette action, le chef d'Etat a tout de même tenu à nuancer la situation.

" Défiler tous les vendredis pour dire que la planète brûle, c'est sympathique, mais ce n'est pas le problème, a estimé le président français, comme le rapporte le Parisien. On doit rentrer dans une forme d’action collective. Je préfère que tous les vendredis on fasse de grandes opérations de ramassage sur les rivières ou les plages corses". Répondant aux critiques quant à son inaction, Emmanuel Macron s'est justifié exposant le peu de latitude dont il jouit au niveau européen. " La vérité, c'est qu'il y a un pays qui bloque tout et c'est la Pologne, a accusé le chef d'Etat, faisant référence notamment à la neutralité carbone à l'horizon 2050 que le pays a refusé. Mon objectif c'est de convaincre les autres pays de bouger".

Plus encore, le président a invité les jeunes manifestants du vendredi à se déplacer dans ce fameux pays récalcitrant dans la lutte pour le climat. " Qu'ils aillent manifester en Pologne! Qu'on vienne m'aider à faire bouger ceux que je n'arrive pas à faire évoluer!", a déclaré Emmanuel Macron au Parisien.

De manière générale, le chef d'Etat a fait comprendre que le temps était venu d'agir; estimant que le sujet était abordé depuis une vingtaine d'années maintenant mais que les actes ne suivaient pas. " C'est comme s'il n'y avait pas eu le discours de Chirac, il y a maintenant vingt ans", a regretté Macron, faisant référence au célèbre discours de l'ancien président de la République expliquant que "notre maison brûle et que nous regardons ailleurs".