"Au prochain congrès, non, car c'est un congrès qui va légitimer le candidat à l'élection présidentielle, et il me faut donc d'abord être réélue, mais ensuite, oui, car il est nécessaire que je ne sois pas seulement la candidate du RN", a déclaré la cheffe du RN dans un entretien au mensuel français L'Incorrect, proche de sa nièce Marion Maréchal, qui lui demandait si elle confirmait son départ de la tête du parti.

"Avec une possibilité de victoire (à l'élection présidentielle, ndlr) qui n'a jamais été aussi importante qu'aujourd'hui, je me dois d'être la candidate de tous ceux qui veulent mener le combat national", a-t-elle fait valoir.

La dirigeante d'extrême droite avait déclaré en février qu'elle "réfléchissait" à abandonner la présidence de son parti pour être la "candidate de tous les Français" tout "en étant évidemment soutenue" par son mouvement.

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Selon le numéro deux du parti, Jordan Bardella, pressenti pour lui succéder, le départ de Marine Le Pen de la présidence du RN aura lieu "probablement après l'été".

Le RN tiendra auparavant son 17e congrès à Perpignan (sud) début juillet, qui devrait valider sans surprise la candidature de Marine Le Pen à la présidentielle.

La cheffe du RN s'était déjà mise "en congé" de la présidence du parti entre les deux tours de la présidentielle française de 2017.