Europe

Un Londonien de 64 ans a été condamné vendredi à 18 semaines de prison pour avoir harcelé par téléphone les équipes de députés qu'il accusait de ralentir ou de vouloir empêcher le Brexit et qu'il a menacés de mort. Selon le CPS, service en charge des poursuites pénales au Royaume-Uni, Robert Vidler a cherché à contacter six députés entre le 8 et le 24 janvier: il leur a passé au total 19 appels, dont 16 messages vocaux contenant pour certains des menaces de mort.

Lui nie en être l'auteur et a plaidé non coupable.

"Ses actions ont été bien au-delà d'exprimer son opinion", a déclaré la procureure Sarah Jennings du CPS, citée dans un communiqué.

Les équipes des élus chargées d'écouter les messages "ont été alarmées par ses propos et pris ses commentaires comme des menaces contre les députés", a-t-elle poursuivi.

Selon le CPS, Robert Vidler a par exemple menacé de violences le député conservateur Dominic Grieve, auquel il a laissé neuf messages vocaux, en lui précisant qu'il connaissait son emploi du temps et son adresse de domicile familial.

Il a aussi menacé de tuer le député travailliste Keir Starmer, qu'il a qualifié de "traître", tandis qu'il a dit à l'élue conservatrice Nicky Morgan que "ses jours étaient comptés".

Les députés Nick Boles (indépendant), Barry Gardiner (travailliste) et Jenny Chapman (travailliste) ont aussi été les cibles de ses appels.

Robert Vidler, originaire de Harrow (nord-ouest de Londres), a désormais interdiction de contacter un député à l'exception de son élu local, et devra payer 300 livres (327 euros) de frais de poursuite.