La petite Mia Montemaggi, petite fille brune de 8 ans, a disparu dans les Vosges mardi matin. Elle a été enlevée vers 11h30 par trois hommes, alors qu'elle était chez sa grand-mère.

Le ministère de la Justice avait lancé mardi soir une procédure Alerte enlèvement, jugeant la disparition très inquiétante. Mia était chez sa grand-mère qui avait été désignée tiers de confiance par le juge des enfants. L'enfant "pourrait être accompagnée de sa mère Lola Montemaggi qui n'a pas le droit de la voir seule, est âgée de 28 ans, 1m70, très mince, cheveux châtains clairs mi-longs, deux tatouages 'étoiles' à l'intérieur d'un poignet", ajoutait le texte de l'Alerte enlèvement.

Les individus se sont fait passer pour des personnes travaillant pour la protection de l'enfance

Ce mercredi à 11h30, le procureur de la Rébublique d'Epinal a fait le point au cours d'une conférence de presse. "Cette enfant était confiée à sa grand-mère, en qualité de tiers de confiance. Elle y habitait depuis quelques semaines. La maman n'avait pas le droit de voir son enfant seule", a répété Nicolas Heitz.

Le procureur a ensuite donné de nouveaux détails de l'enlèvement. "En fin de matinée, mardi, deux hommes ont sonné au domicile de la grand-mère en se faisant passer pour des personnes travaillant pour la protection de l'enfance. Ils se présentaient comme des professionnels du Stemo, Services territoriaux éducatifs de milieu ouvert. Ils ont expliqué vouloir faire une visite inopinée du logement et conduire l'enfant pour un rendez-vous au sein de ce STEMO pour qu'elle y rencontre sa mère."

Un troisième homme les attendait au volant d'un véhicule. Prise d'une "mauvaise intuition", la grand-mère a ensuite appelé ce service pour vérifier et ainsi découvert qu'elle avait été trompée. Elle a alors appelé la gendarmerie, toujours selon le procureur.

La mère au coeur des investigations

Des informations sur la mère ont également été données. "La maman de l'enfant ne se trouve plus à son domicile", a ainsi indiqué Nicolas Heitz, avant d'ajouter: "Il a été signalé que l’enfant avait été confrontée à la violence de sa mère." Le procureur indique encore que la mère avait déclaré fin décembre 2020 "vouloir partir en camping-car avec le but de passer en dessous des radars de la société" et qu'elle refusait "toute collaboration avec les services éducatifs et souhaitait vivre en marge de la société."

"Lola Montemaggi avait demandé à scolariser sa fille à domicile, ce qui lui avait été refusé", a encore précisé le procureur. "Elle avait adopté devant le juge des enfants le 11 janvier une posture préoccupante, elle se disait malade, ne pas souhaiter que l'on s'immisce dans sa vie ni dans celle de sa fille en arguant une position de rejet de la vie en société".

Cette femme n'a répondu à aucune convocation judiciaire depuis lors et avait eu des "propos suicidaires" devant sa fille, a-t-il conclu.