Des heurts se sont produits mercredi à la frontière turco-grecque, faisant au moins un blessé parmi les migrants, selon des correspondants de l'AFP.

Près du poste-frontière de Pazarkule (Kastanies, côté grec) un migrant a été blessé à la jambe par des tirs en provenance du côté grec après avoir tenté avec un groupe de réfugiés de découper le grillage dressé à la frontière pour pénétrer en territoire grec, a constaté un photographe de l'AFP.

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Des échauffourées ont suivi cet incident au cours desquelles des migrants ont lancé des pierres en direction des forces de sécurité grecques qui ont riposté en faisant usage de gaz lacrymogènes. Plusieurs ambulances turques sont arrivées dans le secteur à la suite de ces heurts.

Dans une vidéo fournie à l'AFP par le gouvernement grec, on voit des policiers turcs en train de tirer des grenades lacrymogènes contre les policiers grecs au poste-frontière. Selon des correspondants de l'AFP présents côté turc de la frontière à Kastanies, des colonnes de de migrants de la zone tampon se sont approchés mercredi matin des fils barbelés. Des tirs en l'air dont l'origine ne pouvait être déterminée, des cris, des sirènes de police pouvaient être entendus. De la fumée se dégageait d'un gros feu. Des cordons de policiers casqués et lourdement équipés se tenaient prêts côtés grec, selon la même source.

La Turquie, qui tente d'obtenir davantage de soutien occidental en Syrie face au régime syrien et son allié russe, a ouvert vendredi sa frontière avec la Grèce pour laisser passer vers l'Europe les migrants se trouvant déjà sur son territoire. Après cette annonce, plusieurs milliers de personnes ont afflué au point de passage de Pazarkule. Plusieurs canots pneumatiques transportant des migrants sont en outre arrivés sur les îles égéennes de Lesbos, Chios et Samos. Entre samedi et lundi soir, "24.203 tentatives d'entrées illégales ont été évitées, 183 personnes ont été arrêtées", selon le gouvernement grec.


Un mort

Athènes a "démenti catégoriquement" mercredi avoir tiré contre des migrants à la frontière gréco-turque après que les autorités turques ont affirmé qu'un migrant avait été tué par des tirs des forces grecques en tentant de franchir la frontière entre la Turquie et la Grèce.

"La Turquie fabrique des fausses nouvelles (...) encore une a été fabriquée aujourd'hui: des prétendus blessés par des tirs grecs. Je le démens catégoriquement", a indiqué le porte-parole du gouvernement Stelios Petsas, lors de son point de presse hebdomadaire. Selon le gouvernorat d'Edirne (nord-ouest de la Turquie), six migrants ont été blessés par "des tirs à balles réelles". L'un d'eux est mort des suites de ses blessures.