Ce nouveau Pacte sur la migration et l'asile, plusieurs fois repoussé, était prévu pour le 30 septembre. Mais l'incendie qui a ravagé le camp de réfugiés de Moria, sur l'île grecque de Lesbos, a rappelé l'urgence d'une solution européenne pérenne.

"Nous avons convenu que la publication serait avancée au 23 septembre", a déclaré la cheffe de l'exécutif européen lors d'une conférence de presse.

"En accélérant les débats, nous espérons obtenir de meilleurs résultats", a ajouté l'Allemande, alors que l'incendie a été vu comme le symbole de l'échec de la politique migratoire de l'UE et des divisions entre Européens, cinq ans après la crise de 2015.

La commissaire en charge des Affaires intérieures, Ylva Johansson, a souligné la semaine dernière la nécessité d'un "mécanisme permanent et obligatoire de solidarité" entre Européens, à l'égard des pays en première ligne pour l'arrivée des migrants comme la Grèce, Malte ou l'Italie.

Le nouveau pacte doit aussi prévoir des solutions pour accélérer les procédures d'asile, afin d'éviter que les demandeurs ne s'éternisent dans des camps comme celui de Moria, a-t-elle dit.

Des discussions sont en cours entre l'UE et les autorités grecques sur une possible gestion conjointe du centre qui doit remplacer le camp de Moria.

"Au cours des derniers jours, nous avons commencé à réfléchir ensemble à la construction d'un centre par les autorités grecques, qui pourrait être géré également par les autorités européennes", a déclaré Ursula von der Leyen.

"Mais il est très important que nous réfléchissions à toutes les responsabilités", a-t-elle poursuivi. "Il faudra un protocole d'accord détaillé qui stipulera tout ce qui devra être précisé".