La participation au second tour des élections municipales a atteint un niveau historiquement bas, à 41,6% dimanche, en recul de trois points par rapport au premier tour et de 20 points en six ans, selon les chiffres définitifs diffusés lundi.

En 2014, 62,13% des électeurs s'étaient déplacés pour voter au second tour. L'abstention a donc fait un bond de 20 points par rapport aux dernières municipales, pour atteindre un taux record de 58,4% ce 28 juin.

Au premier tour, le 15 mars, elle s'était élevée à 44,66%, au début de l'épidémie de Covid-19 en France, qui avait entraîné le lendemain le report in extremis du second tour.

L'inquiétude à propos de l'épidémie de Covid-19 a pesé lourdement dans la décision des électeurs.

Selon un sondage IPSOS Sopra steria, le risque d'attraper le virus en allant voter a été la première motivation des abstentionnistes (43%), devant le sentiment que ces élections ne changeraient rien à leur quotidien (38%) et le fait qu'aucune liste ou candidat ne leur convenait (27%).

Dimanche à 12H00, la participation ne s'élevait qu'à 15,29%, selon le ministère, malgré le dispositif mis en place dans des bureaux de vote pour éviter les risques de contamination.

Outre le port du masque obligatoire et le maintien de la distance entre les électeurs, la possibilité de voter par procuration avait notamment été étendue pour permettre aux personnes fragiles de voter sans se déplacer.

Bien que les municipales restent, avec la présidentielle, le vote auquel les Français restent le plus attachés, la participation au scrutin connaît une baisse quasi-continue depuis plus de 30 ans.

Au début des années 1980, huit électeurs sur dix se déplaçaient pour élire leur maire (79,68% de participation au second tour en 1983), mais ils n'étaient plus que six sur dix en 2014.