Cette année, en raison de la pandémie de Covid-19, le sommet s'est tenu en ligne. Et la fille d'Alexeï Navalny, Daria Navalnaïa, 20 ans, a pris la parole pour recevoir le prix au nom de son père.

Elle a expliqué que son père lui avait écrit une lettre en vue de son premier discours lors d'un grand événement public.

"Dans sa lettre, mon père me demande aujourd'hui de remettre ce prix à chaque prisonnier en Russie et au Bélarus. Il écrit que la plupart d'entre eux sont dans une situation bien pire que la sienne, car ils ne sont pas aussi connus ou célèbres, mais ils doivent savoir qu'ils ne sont pas seuls, ni oubliés", a déclaré la jeune femme, dans un anglais parfait.

"Nous devons nous souvenir de ceux qui se battent pour notre liberté, et nous devons les aider et les soutenir, eux et leurs familles", a-t-elle poursuivi.

Elle a également raconté, émue, comment la police avait pénétré, pour la première fois, dans l'appartement familial lorsqu'elle avait 10 ans.

"Pour terminer ce discours, je voudrais répéter quelque chose que mon père a dit un jour: La Russie mérite d'être libre et heureuse, et elle le sera. Et je le crois aussi fermement", a-t-elle dit.

Hillel Neuer, directeur exécutif de l'ONG UN Watch qui coorganise le sommet, a expliqué que l'opposant russe avait été choisi cette année en raison de son "courage extraordinaire et de ses efforts héroïques pour tirer la sonnette d'alarme sur les graves violations des droits humains du peuple russe par le régime de (Vladimir) Poutine".