"Toute tentative d'associer la Russie de quelque manière que ce soit à ce qui s'est passé (avec M. Navalny, ndlr) est inacceptable à nos yeux", a déclaré à la presse le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov.

Ces tentatives sont "absurdes", a-t-il assuré.

Selon le gouvernement allemand, M. Navalny a "sans équivoque" été empoisonné en Russie lors d'une tournée électorale par un agent neurotoxique de type Novitchok, une substance conçue à l'époque soviétique à des fins militaires.

Berlin et les autres pays occidentaux pointent du doigt les autorités russes et les exhortent à fournir des explications. Le bras de fer s'est durci dimanche, l'Allemagne fixant un ultimatum de quelques jours à Moscou pour "clarifier ce qui s'est passé".

La Russie a de son côté reproché à Berlin "de retarder le processus de l'enquête qu'elle réclame" en ne transmettant pas les pièces du dossier aux autorités russes.

Selon M. Peskov, Moscou n'a pas encore reçu ces éléments mais s'attend à ce que l'Allemagne fournisse toutes les informations nécessaires à la Russie "dans les prochains jours".

"Nous les attendons avec impatience", a-t-il ajouté.