"Oui mais"

- 10 jan 1967: Il définit sa position dans la majorité gaulliste par la formule "oui, mais". De Gaulle répond le lendemain: "On ne gouverne pas avec des mais".

- 17 août 1967: Critiquant "l'exercice solitaire du pouvoir" du général de Gaulle, il affirme que "l'autorité du président de la République ne doit trancher qu'après les délibérations nécessaires".

"Le monopole du coeur"

- 22 avr 1974: Se lançant dans la campagne présidentielle, il déclare: "J'ai dit que je voulais regarder la France au fond des yeux, mais je voudrais aussi atteindre son coeur".

- 10 mai 1974: Lors du débat télévisé de l'entre-deux tours, il interrompt son adversaire: "Vous n'avez pas, Monsieur Mitterrand, le monopole du coeur, vous ne l'avez pas".

- 1974-1981: Au cours de son septennat, il développe trois concepts : "La France doit être gouvernée au centre" avec le soutien de "deux Français sur trois" pour construire une "société libérale avancée".

- 27 jan 1978: "Je suis venu vous demander de faire le bon choix pour la France", lors des législatives de mars.

"Au revoir"

- 5 mai 1981: Débat d'entre-deux tours. "M. Mitterrand, vous gérez le ministère de la parole depuis 1965 et moi je gérais la France". "Vous êtes l'homme du passé". A quoi le candidat socialiste réplique: "et vous, l'homme du passif".

- 19 mai 1981: A la télévision, il adresse un "message de départ" aux Français, qu'il conclut sur un sinistre "au revoir", avant de se lever et de quitter le studio en direct devant la caméra qui filme son fauteuil vide.

- 17 déc 1981: Après son échec à la présidentielle qu'il imputera pour partie à la "trahison" de Jacques Chirac: "J'ai jeté la rancune à la rivière".

"L'invasion"

- 11 juin 1991: "J'ai connu des chefs d'État qui mentent", mais "je ne crois pas avoir jamais dit une chose qui fut fausse".

- 21 sept 1991: Au Figaro-Magazine : "Le type de problème auquel nous aurons à faire face se déplace de celui de l'immigration vers celui de l'invasion". Il recommande de "revenir à la conception traditionnelle de l'acquisition de la nationalité française: celle du droit du sang".

"L'immortalité, valeur refuge"

- 25 sept 2001 : Persuadé que la candidature Chirac peut être handicapée par les affaires, il se dit prêt, peu gêné par ses 75 ans: "J'ai l'âge du Premier ministre chinois, l'homme le plus populaire dans son pays".

- 15 déc 2004 : Reçu à l'Académie française à 78 ans: "A mon âge, l'immortalité est devenue une valeur refuge".

- 21 avril 2005: Le projet de Constitution européenne "est un texte facilement lisible, limpide et assez joliment écrit. Je le dis d'autant plus aisément que c'est moi qui l'ai rédigé". Il ajoutera: "C'est une bonne idée d'avoir choisi le référendum, à condition que la réponse soit oui".