"J'ouvre une enquête en recherche des causes de la mort", a indiqué François Touron, procureur de la République de Vannes.

Un homme de 63 ans, originaire du pays d'Auray, est décédé mercredi soir d'un arrêt cardio-vasculaire aux urgences de l'hôpital de Vannes, malgré les tentatives de réanimation.

Une enquête administrative, diligentée par l'Agence régionale de santé, a d'ores et déjà été ouverte dans la nuit de mercredi à jeudi, selon son directeur.

Le directeur du Centre hospitalier Bretagne Atlantique, Philippe Couturier, avait annoncé jeudi midi son intention de "saisir le procureur de la République de cet incident" pour "qu'on puisse pleinement répondre à la famille", au cours d'une conférence de presse.

Selon M. Couturier, "les éléments ne permettent pas de conclure de manière tranchée" à la question du lien entre la mort du patient et la panne des numéros de secours.

"Ce patient a été conduit en voiture par sa conjointe au Centre hospitalier de Vannes au vu des difficultés constatées pour joindre les services de secours", avait déclaré plus tôt le secrétaire général de la préfecture Guillaume Quenet.

La panne d'un équipement chargé d'acheminer les appels a entravé massivement l'accès aux numéros d'urgence (15 pour le Samu; 17 pour la police; 18 pour les pompiers; 112 pour le numéro d'urgence unique européen) et aux lignes fixes mercredi après-midi jusqu'à minuit, rendant de nombreux services de secours difficiles à joindre par le public à travers la France.

Le ministre de la Santé Olivier Véran a indiqué jeudi à la mi-journée qu'une dizaine de régions étaient toujours affectées par cette panne d'un équipement Orange. Ce dysfonctionnement pourrait avoir causé la mort de "trois ou quatre personnes", a ajouté le ministre, jugeant "trop prématuré de tirer des conclusions".