Même en dehors de l’Union européenne, le Royaume-Uni restera, naturellement, un allié privilégié de la Belgique. C’est le message du ministre des Affaires étrangères, Philippe Goffin (MR). "Nous regrettons la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne, c’est une forme d’échec, explique-t-il. Le projet européen connaît là une vraie difficulté. D’un autre côté, les choses sont désormais beaucoup plus claires. Le 1er février, le Royaume-Uni nous quitte. Toutefois l’étroitesse des relations qui nous unissent depuis longtemps ne changera pas. La Belgique reste un partenaire du Royaume-Uni dans d’autres structures internationales. Je pense à l’Otan, notamment."

Membre du gouvernement Wilmès, un exécutif en affaires courantes et en minorité au parlement, Philippe Goffin reste très prudent à l’égard des initiatives diplomatiques bilatérales que pourrait prendre l’État fédéral. Il ne veut pas s’avancer et insiste sur le respect des compétences des Régions (Commerce extérieur, etc.). Toutefois, il craint que, dans une série de dossiers (qu’il ne détaille pas), les pays restant au sein de l’Union se marchent sur les pieds dans une course de vitesse visant à redéfinir des liens avantageux avec les Britanniques. "Par rapport au Brexit, il y a une nécessité de définir des règles claires qui éviteraient aux États membres d’entrer en concurrence. Le partenariat avec le Royaume-Uni change mais, en même temps, on ne peut pas jouer solo. La concurrence équitable entre les pays européens par rapport à l’économie britannique est un challenge en soi.