Ces arrestations visaient des personnes soupçonnées d'avoir des liens avec le Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), a indiqué le ministère turc des Affaires intérieures. Parmi les personnes arrêtées, figurent des dirigeants locaux du parti prokurde HDP. Un porte-parole de ce parti a confirmé 139 arrestations dans ses rangs, à l'agence de presse dpa. Au moins un président provincial et 12 autres hauts fonctionnaires du parti ont été aussi privés de liberté.

Le directeur de la communication du président turc Erdogan, Fahrettin Altun, avait décrié dimanche sur Twitter que "Le HDP est une marionnette politique aux mains du PKK. Nous l'avons encore vu aujourd'hui".

Meral Danis Bestas, députée du HDP au Parlement turc, a condamné la répression dont son parti a fait l'objet.

La Turquie accuse les militants kurdes du PKK de la mort des 13 otages turcs, une position à laquelle Washington s'est ralliée.

Le PKK dément pour sa part être lié aux décès des 13 Turcs en Irak, et attribue leur mort aux bombardements et combats menés par l'armée turque dans la région.