Selon le porte-parole de la diplomatie bélarusse, Anatoli Glaz, cette décision a été prise sur la base d'une recommandation de la Commission interministérielle de lutte contre l'extrémisme et le terrorisme.

Il n'a pas précisé combien de journalistes sont concernés par cette mesure, mais des médias étrangers dont la BBC et Radio Liberty ont fait état du retrait de l'accréditation de plusieurs de leurs journalistes.

"Le ministère des Affaires étrangères bélarusse m'a appelée et m'a signifié l'annulation de mon accréditation et de celle d'une de mes collègues en tant que correspondants de la BBC. Ils ont exigé que je rende ma carte", a indiqué à l'AFP la journaliste Tatiana Melnitchouk.

Le président bélarusse Alexandre Loukachenko, au pouvoir depuis 1994, fait face à un mouvement de contestation inédit depuis l'élection contestée du 9 août, qui l'a donné gagnant avec 80% des suffrages et que l'opposition dénonce comme frauduleuse.

L'opposition, dont la cheffe de file Svetlana Tikhanovskaïa est réfugiée en Lituanie, a organisé deux manifestations monstres les 16 et 23 août et prévoit une nouvelle action d'ampleur ce dimanche.

Les résultats de la présidentielle ont été rejetés par l'Union européenne, qui prépare des sanctions contre des hauts responsables du pouvoir bélarusse et a exhorté Alexandre Loukachenko à dialoguer avec l'opposition.

M. Loukachenko s'est pour sa part refusé à toute concession et dénonce un complot occidental destiné à le faire tomber.

Les premières manifestations au Bélarus après l'élection du 9 août avaient été réprimées par la force, faisant trois morts, des dizaines de blessés et plus de 7.000 personnes avaient été arrêtées. Les journalistes travaillant au Bélarus ont fait l'objet de pressions et de brèves interpellations.