Le parquet de Madrid estime que ce groupe de discussions hébergé par l'application WhatsApp "contient des propos totalement contraires à l'ordre constitutionnel, avec des allusions voilées à un coup d'Etat militaire", indique un communiqué.

Les messages de ce groupe, qui comprend de hauts gradés de l'armée de l'air à la retraite, ont été révélés début décembre par le média numérique infoLibre.es.

On pouvait y lire de vives critiques contre le gouvernement de coalition formé par les socialistes de Pedro Sanchez et la gauche radicale de Podemos, avec des phrases comme: "Je ne veux pas que ces crapules perdent les élections. Non. Je veux qu'ils meurent tous et toute leur descendance", ou encore "Quelqu'un va devoir commencer à faire quelque chose (légal ou illégal) contre ces fils de pute".

"Pour qu'ils meurent, il faut les fusiller et il faut 26 millions de balles", disait un autre message, allusion au nombre d'Espagnols ayant voté ou soutenu le gouvernement.

Ces messages "ne représentent en rien les forces armées et ne font pas honneur à nos forces armées et au roi", avait réagi la ministre de la Défense socialiste Margarita Robles.

Selon InfoLibre.es, certains des membres de ce groupe Whatsapp se trouvaient également parmi les signataires d'une lettre envoyée mi-novembre par plus de 70 hauts gradés à la retraite au roi Felipe VI.

Dans ce texte publié par la presse espagnole, les anciens militaires accusaient le gouvernement de provoquer "la décomposition de l'unité nationale".

Ces critiques vont dans le sens de celles faites par les partis de droite et d'extrême-droite, qui reprochent au gouvernement Sanchez d'avoir reçu l'appui de partis autonomistes et indépendantistes basques et catalans pour voter certaines lois au parlement, en particulier le projet de budget 2021.