"Nous nous comportons dans l'ensemble avec retenue et de manière modeste, souvent ne répondant même pas aux actions inamicales voire même à des grossièretés flagrantes", a souligné le président russe, dans son discours annuel à la Nation.

Mettant en garde ceux qui prendraient "nos bonnes intentions pour une faiblesse", il a dit espérer "que personne n'aura l'idée de franchir une ligne rouge avec la Russie". "Mais nous déterminerons nous-mêmes par où elle passe", a-t-il déclaré, une allusion à ses multiples passes d'armes avec les Occidentaux, mais sans préciser de quelles limites il est question.

Selon lui, pour certains pays "s'en prendre à la Russie pour tout et n'importe quoi est devenu une sorte de sport".

Il n'a cependant pas fait dans ce discours de références précises aux gros dossiers l'opposant à Washington et l'UE.

Il n'a pas dit un mot du sort de l'opposant Alexeï Navalny, emprisonné et mourant selon ses proches, du déploiement de dizaines de milliers de troupes russes aux frontières de l'Ukraine, des accusations d'espionnage et d'ingérence électorale aux Etats-Unis ou encore du récent scandale impliquant selon Prague des agents du renseignement militaire en République tchèque.