Des manifestations ont aussi eu lieu à Lille, Bordeaux ou la Défense, près de Paris, mais la principale s'est déroulée à Angers où environ 900 personnes se sont rassemblées. Une contre-manifestation, autorisée par la préfecture, a attiré le même nombre de participants.

De légers incidents ont éclaté entre les deux camps. Selon la préfecture, deux interpellations ont eu lieu dans les rangs de la "contre-manifestation".

Selon le photographe de l'AFP présent sur les lieux, la police a procédé à des tirs de grenades lacrymogènes.

D'autres incidents ont eu lieu à Rennes, lorsque des contre-manifestants ont tenté d'empêcher le rassemblement déclaré.

Sur la place Charles de Gaulle, dans le centre-ville, environ 250 personnes manifestaient avec des drapeaux verts "liberté, égalité, paternité". Quelque 600 contre-manifestants, surtout des jeunes, ont tenté d'empêcher ce rassemblement, lançant des projectiles ou scandant "cassez-vous!".

Les forces de l'ordre ont tenté de protéger la manifestation déclarée, utilisant le canon à eau et lançant des gaz lacrymogènes vers les contre-manifestants. Mais avec le vent, les gaz sont revenus vers le rassemblement déclaré.

"On est très choqué, depuis (...) le début de la manifestation, nous nous faisons agresser par des contre-manifestants. C'est la première fois à Rennes qu'il y un tel déchaînement de violence contre nous", a déclaré à l'AFP Hubert des Minières, coordinateur de la manifestation et représentant de la "Manif pour tous".

Selon le compte Twitter de la police d'Ille-et-Vilaine, trois personnes ont été interpellées pour violences sur les forces de l'ordre, rébellion, outrage et jets de projectiles.

Près de Paris, dans le quartier d'affaires de la Défense, près de 300 personnes selon une journaliste de l'AFP ont égrainé des slogans, parmi lesquels: "La paternité n'est pas une option et la maternité n'est pas une prestation" ou encore "Macron, ta loi, on n'en veut pas".

Caroline Roux, d'Alliance Vita, a estimé qu'il existait "un risque pour la santé des femmes" et s'est dit contre "la conservation des gamètes par des établissements lucratifs".

"Le gouvernement ne doit s'occuper que de la crise sanitaire, sociale et économique", a déclaré de son côté Ludovine de la Rochère, présidente de La Manif pour tous.

A Lille, quelque 400 personnes selon la préfecture se sont rassemblées dans l'après-midi place de la République, sous la pluie.

"Jusqu'à présent, on parlait du droit des enfants. Aujourd'hui, ça se transforme en droit à l'enfant. Donc je suis là pour défendre les enfants, car j'estime qu'un enfant qui naît sans père est discriminé. Il a le droit d'avoir un père et une mère", a déclaré Vianney Cuvelier, infographiste de 53 ans, à l'AFP.

D'autres manifestations ont eu lieu en France, notamment à Bordeaux en présence de 450 personnes, selon la préfecture.

Le projet de loi bioéthique et sa mesure phare, l'ouverture de la PMA à toutes les femmes, reviendra à partir du 2 février, en deuxième lecture, dans l'hémicycle du Sénat dominé par l'opposition.

Revendiquant une soixantaine de rassemblements nationaux pour le week-end, les organisateurs ont indiqué qu'une manifestation était prévue dimanche devant le ministère de la Santé à Paris.