Alors qu'il était en réparation en cale sèche en juin dernier, un incendie accidentel long de 14 heures avait endommagé Perle, un sous-marin nucléaire d'attaque. Selon le ministère de la Défense français, les flammes ont rendu inutilisable la partie avant de l'appareil, certains dommages étant irréparables. Mais le sous-marin fait 73 mètres de long (pour 2 600 tonnes) et l'arrière n'était pas endommagé par cet incendie au chantier naval de Toulon, note le média américain CNN.

La marine française a alors sorti Saphir, un frère jumeau de Perle, de la retraite. Retiré du service en 2019, ce sous-marin était en attente d'un démantèlement pour être rafistolé. La partie avant de Saphir étant correcte, les autorités françaises ont décidé de fusionner cet avant avec l'arrière de Perle pour obtenir un sous-marin paré à l'emploi.

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De Toulon, Perle a donc été amené à Cherbourg en décembre, puis découpé en deux en février. Saphir a lui été découpé au mois de mars, selon un un communiqué de presse de Naval Group, groupe industriel français spécialisé dans la construction navale de défense.

Début avril, la moitié arrière de Perle et la moitié avant de Saphir ont été soigneusement alignées et soudées ensemble. Selon Naval Group, les travaux d'assemblage devraient s'achever dans les mois à venir. 

Le nouveau sous-marin conservera le nom de Perle mais sera plus long de 1,4 mètre, la zone de jonction entre les deux parties. 

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