Europe Le nouveau chef de la diplomatie au sein du gouvernement de Boris Johnson est un eurosceptique pur jus, issu de la nouvelle garde des conservateurs britanniques.

Voilà un homme qui va compter dans les prochains mois. Nommé il y a peu chef de la diplomatie britannique dans le nouveau gouvernement de Boris Johnson, Dominic Raab, 45 ans, est un eurosceptique pur jus issu de la nouvelle garde des conservateurs britanniques. L’an dernier, il n’avait pas hésité à claquer la porte du gouvernement de Theresa May après 3 mois comme ministre du Brexit, jugeant sa stratégie trop conciliante avec Bruxelles. Avant le référendum sur l’UE en 2016, il a milité au sein de la campagne officielle pour le Brexit "Vote Leave" et a plaidé pour que le Royaume-Uni puisse "reprendre le contrôle" de ses frontières.

Dominic Raab est un représentant de la nouvelle génération de conservateurs qui a fait son entrée au Parlement au cours des dix dernières années.

Fils d’un réfugié juif tchèque débarqué en 1938 au Royaume-Uni et décédé d’un cancer alors qu’il n’avait que 12 ans, Dominic Raab a été élevé par sa mère dans la religion anglicane.

Originaire du nord-ouest de Londres, il étudie le droit au sein des prestigieuses universités d’Oxford et de Cambridge.

Jeune diplômé, il commence une carrière d’avocat spécialisé en droit international dans le cabinet Linklaters, à Londres, puis intègre en 2000 le ministère des Affaires étrangères. En 2003, il part à La Haye pour diriger une équipe chargée d’œuvrer contre les criminels de guerre, travaille sur les dossiers de Slobodan Milosevic, Radovan Karadzic et Charles Taylor.

Il est élu pour la première fois en 2010 à Esher and Walton, circonscription acquise aux conservateurs. L’année 2011 lui offre des fortunes diverses. Désigné "nouveau (parlementaire) de l’année" par la revue The Spectator, il est aussi sévèrement réprimandé par Theresa May, alors ministre de l’Intérieur, pour avoir qualifié les féministes de "fanatiques insupportables".

Il rejoint en 2015 le gouvernement conservateur de David Cameron en tant que sous-secrétaire d’État à la Justice mais quitte ses fonctions en juillet 2016 quand Theresa May devient Première ministre, dans la foulée du référendum sur l’UE.

Avant de faire son retour au gouvernement en juin 2017.

De conviction très libérale, ce pourfendeur de la bureaucratie est marié, père de deux garçons, pratique le karaté et est un grand amateur de boxe.