"Son concept et sa méthodologie sont imparfaits, ses sources sont déséquilibrées et son contenu est infondé", a-t-elle ajouté sur Facebook en réaction à ce rapport présenté mercredi par la Commission européenne et qui épingle particulièrement la Hongrie pour ses atteintes à l'indépendance de la justice.

Le sujet promet d'être l'un des dossiers chauds au sommet européen de jeudi et vendredi: la Hongrie menace de bloquer le plan de relance européen adopté pour surmonter la crise de coronavirus, refusant tout lien entre le versement des fonds et le respect de la séparation des pouvoirs dans l'Union européenne (UE).

"Il est inacceptable que le rapport de la Commission sur l'état de droit soit rédigé par des organisations issues d'un réseau international financé de manière centralisée et engagé dans une campagne politique coordonnée contre la Hongrie", a estimé Mme Varga.

"Le chapitre hongrois (du rapport de l'UE) fait référence à douze organisations de la société civile. Onze d'entre elles ont reçu ces dernières années un soutien financier des fondations Open Society, liées à M. Soros", a-t-elle précisé.

Le gouvernement du Premier ministre hongrois souverainiste accuse régulièrement le milliardaire juif américain d'origine hongroise George Soros de manipuler les institutions européennes pour obtenir un changement de majorité politique à Budapest.