Ce mercredi, les Français pouvaient à nouveau regoûter aux plaisirs de manger ou boire dans les bars et restaurants, mais tout cela en terrasse comme c'est également le cas en Belgique. Cependant, l'euphorie s'est vite emparée de certaines personnes qui n'ont plus du tout eu envie de respecter le couvre-feu de... 21h.

À Rennes mais aussi à Paris, Bordeaux ou Marseille, les forces de l'ordre ont parfois évacué elles-mêmes les terrasses, dont certaines étaient encore très animées à 21h.

C'est à Rennes cependant que la situation a été la plus "explosive", comme en témoignent de nombreuses vidéos partagées sur les réseaux sociaux. Les policiers, dont certains ont été la cible de projectiles, ont dû utiliser des gaz lacrymogènes pour disperser des centaines de jeunes qui refusaient de quitter les lieux. Les pompiers ont également dû éteindre un feu de palettes provoqué par les récalcitrants.

"Alors que les terrasses étaient rangées à partir de 21 heures pour le couvre-feu et qu'une partie de la foule se dispersait, plusieurs centaines de jeunes sont restés dans le quartier pour prolonger la soirée. Sur la place Sainte-Anne, des palettes en bois ont été récupérées sur le chantier de la place Sainte-Anne pour allumer un grand 'feu de joie'", expliquent nos confrères de France Bleu.

Le calme est finalement revenu aux alentours de 23 heures.


Jean Castex appelle à la "discipline collective"

En déplacement à Blois, le Premier ministre français Jean Castex est revenu sur les débordements de la veille, rapporte BFMTV.

"C'est notre intérêt collectif à tous de respecter les règles", a réagi Jean Castex. "Les gens aiment rester en terrasse, bien entendu. Personne ne veut qu'on les ferme, ce n'est pas l'objectif. (...) Cela suppose une discipline collective, c'est à notre portée."