Le visage tuméfié d'Amélie Challeat, une blogueuse influente sur Instagram, fait le tour de la toile. Elle raconte avoir été frappée par son voisin alors qu'elle était avec son bébé prématuré. Surtout, elle affirme ne pas avoir pu prendre rendez-vous à la police afin de porter plainte. Elle a détaillé cette agression dont elle dit être victime sur le réseau social.


L'instagrammeuse explique qu'elle rentrait de l'hôpital avec sa petite fille, née prématurée en octobre à 26 semaines et qui doit subir des examens réguliers, quand elle a croisé son voisin. "Il n’a pas supporté que je laisse la voiture cinq minutes devant la porte de l’immeuble pour rentrer mon bébé en poussette alors qu'il faisait moins 5 degrés. Et qu'il est fragile et ne peut pas rester dans le froid."

La situation s'envenime rapidement. "Dans le hall de l’immeuble il m’a hurlé dessus en me disant que je n’avais pas le droit de laisser la voiture, qu’il fallait que je la gare ailleurs. Je lui ai dit de nous laisser tranquilles, qu’on en avait pour quelques minutes, qu’on revenait de l’hôpital, que j’avais appris la mort de ma mère la veille. J’ai continué à avancer pour rentrer chez moi. Cet homme a voulu m’empêcher de rentrer chez moi avec mon bébé et m’a frappée au visage. Il a envoyé son poing, de toutes ses forces, dans mon visage alors que je tenais la poussette de mon bébé. Je suis tombée par terre et j’ai perdu connaissance un bref instant."

Après l'incident, les forces de l'ordre interviennent. Le compagnon d'Amélie Challeat, Hamza, et l'agresseur présumé se dirigent ensuite vers le commissariat. "Je ne pouvais pas y aller car j’allaite et que Shéérazade est trop fragile pour aller dans un commissariat" précise la femme d'une trentaine d'années. En revanche, la Parisienne ne veut pas en rester là. "Depuis mercredi, j’essaie de porter plainte. J’essaie d’obtenir un rendez-vous pour ne pas attendre pendant 4h au commissariat de la goutte d’or, avec ma fille, trop fragile pour le supporter."

A son plus grand désarroi, la police refuse et lui indique qu’elle devait "se présenter et attendre comme tout le monde". Ils ont également précisé au compagnon que la meilleure chose à faire serait "de trouver une entente entre voisins" écrit-elle choquée. "Aujourd’hui nous sommes en 2021, une femme avec son bébé malade, peut se faire frapper, et ne peut pas porter plainte" conclut Amélie.

Rapidement, son récit a ému la toile. Avec plus de 689 000 likes sur Instagram, de nombreux internautes et personnalités, d’autres mamans très connectées ou encore des influenceuses beauté et mode à grande audience ont réagi. Comme Nabilla Vergara ou la très populaire blogueuse Doris Blanc pin qui a commenté "La honte et l’horreur".

Et force est de constater que cette mobilisation a payé ! En effet, Marlène Schiappa, elle-même ancienne créatrice du blog "Maman travaille" et ministre en charge de la Citoyenneté et ancienne secrétaire d'Etat à l'Egalité femmes-hommes, a répondu sur Twitter. "J’ai été alertée sur ce post en début d’après-midi, mon équipe a immédiatement pris contact avec la jeune maman. La préfecture est mobilisée à ma demande et recevra Amélie, si elle le souhaite, dès demain (Ndlr, lundi)"


Egalement alerté, le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin a lui aussi réagi. "Les services de police sont mobilisés pour prendre sa plainte."


Grâce à la mobilisation des internautes sur les réseaux sociaux, Amélie Challeat a annoncé qu'elle avait "obtenu un rendez-vous pour porter plainte lundi."