Le compagnon de Salomé G., 21 ans, 100e victime de féminicide en France depuis le début de l'année selon les associations, va être présenté mardi à un juge en vue de sa mise en examen, a annoncé le parquet de Grasse (Alpes-Maritimes).

Au terme de la garde à vue d'Amin M., compagnon de la victime depuis neuf mois, une information judiciaire a été ouverte "du chef de meurtre par concubin", et le procureur de la République a requis son placement en détention provisoire.

Le corps de la jeune femme avait été retrouvé samedi midi à Cagnes-sur-Mer, roué de coups et méconnaissable, enroulé dans un tapis. De multiples blessures, notamment au niveau de la tête, ont été constatées.

Selon les premiers éléments de l'enquête, le couple s'était auparavant violemment disputé dans la rue, dans la nuit de vendredi à samedi dernier. Des images de vidéosurveillance ont permis de retrouver le suspect de 26 ans, qui avait poursuivi la victime dans la rue.

Lors de sa première audition, il avait invoqué une dispute à propos d'un message que la victime aurait effacé sur les réseaux sociaux. Elle lui aurait ensuite annoncé qu'elle voulait rompre.

"Il a contesté être l'auteur des violences et a prétendu avoir quitté les lieux après la dispute", indiquait lundi soir le parquet dans un communiqué, sans préciser mardi si sa position avait changé dans les heures suivantes de sa garde à vue.

Le suspect n'a pas de casier judiciaire, ni de pathologie mentale, selon une première expertise. "Il n'apparaît pas que la victime ait déjà dénoncé des faits de violences dont elle aurait été l'objet de sa part", précisait le parquet.