L’ex-candidate à la Présidence française dans le viseur pour son rôle d’ambassadrice des pôles.

Pas de trêve de Noël dans la politique française. Outre la grève qui tue à petit feu les commerces et le tourisme à Paris notamment, c’est aujourd’hui l’ex-candidate à la présidence de la République Ségolène Royal qui est dans le viseur. En cause : ses absences répétées aux réunions officielles du Conseil de l’Arctique… alors qu’elle est l’ambassadrice des pôles pour la France. Elle va devoir se justifier.

À l’initiative de deux députés, un centriste et un membre de la République en Marche, le parti du président Emmanuel Macron, elle va être bientôt convoquée par la commission des Affaires étrangères afin de défendre son bilan depuis sa nomination à ce poste certes honorifique mais prestigieux le 1er septembre 2017 par l’Élysée.

Si personne ne parle d’emploi fictif, même si ce n’est pas rémunéré, il n’y a qu’un pas qui reste à franchir. Certains l’accusent en effet de profiter de sa fonction ainsi que de ses trois collaborateurs rétribués par le ministère des Affaires étrangères pour promouvoir ses activités personnelles. Il est vrai que ces derniers temps, l’ex-patronne du Parti socialiste français et largement battue par Nicolas Sarkozy en 2007 se répand de plus en plus en propos acides et ciblés sur la vie politique nationale.

L’ambassadrice de France chargée des négociations internationales pour les pôles (c’est son titre exact) va devoir expliquer ses absences répétées aux réunions officielles et sur l’utilisation de ses moyens humains et financiers. La convocation devrait lui parvenir dans les prochains jours.

Ségolène Royal avait déjà réagi à de telles accusations diffusées par l’hebdomadaire Le Point et Franceinfo en affirmant qu’elle ne se déplaçait pas pour des réunions où elle n’est pas utile et qu’elle tenait à faire attention aux coûts de ses déplacements. Et d’ajouter perfidement que ces accusations déboulent à un moment où elle arrive en tête de sondages indiquant qu’elle serait la meilleure… ambassadrice de la gauche hexagonale pour l’élection présidentielle de 2022. La course à l’Élysée est déjà lancée…