"Nous devons mettre un terme à l'actuel climat de méfiance. Nous affrontons à l'heure actuelle une érosion du multilatéralisme qui est d'autant plus grave qu'elle se produit à un moment où de nouvelles technologies militaires se développent", a-t-il dit.

Sans citer les pays concernés, le souverain pontife a par ailleurs appelé à un" allègement des sanctions internationales", qui selon lui frappent d'abord les populations civiles.

Fidèle à ses positions, il a une fois de plus condamné "la logique perverse" qui lie la sécurité à "la possession d'armes".

"Nous devons démonter la logique perverse liant la sécurité personnelle ou nationale à la possession d'armes. Cette logique ne sert qu'à augmenter les profits de l'industrie de l'armement", a-t-il argué.

Le pape argentin a également exprimé son souhait de voir l'ONU devenir plus efficace et en particulier son Conseil de sécurité "plus uni et déterminé".

"Notre monde accablé de maux a besoin que les Nations unies deviennent un vecteur international de paix de plus en plus efficace. Cela veut dire que les membres du Conseil de sécurité, plus spécialement les membres permanents, doivent agir avec davantage d'unité et de détermination", a-t-il dit.

"On ne sort jamais d'une crise comme on était auparavant. On sort meilleur ou pire" et la crise liée à la pandémie de Covid-19 "nous a montré que nous ne pouvons pas vivre les uns sans les autres", a assuré Jorge Bergoglio.

"Les Nations unies ont été créées pour mettre ensemble les nations, pour représenter un pont entre les peuples. Faisons un bon usage de cette institution", a-t-il exhorté.