Les forces de l'ordre ont encerclé le camp des activistes sur la Place fédérale de Berne, selon un journaliste de Keystone-ATS, présent sur place. Depuis lundi matin, des militants pour le climat occupent cette place pour protester contre le système économique et politique, responsable selon eux de la crise climatique. Avant d'intervenir, les forces de l'ordre ont appelé via haut-parleurs les manifestants, assis par terre et chantant, à évacuer le camp volontairement. Quelques-uns se sont exécutés et ont été contrôlés par la police. La plupart sont restés et scandent "La protection du climat n'est pas un crime".

Dans un communiqué diffusé dans la nuit, les militants déplorent que les autorités suisses préfèrent faire évacuer celles et ceux qui leur rappellent leurs devoirs dans cette situation d'urgence plutôt que de se confronter aux défis que la crise climatique implique.

"Nous n'abandonnerons jamais. On reste là", avance une militante citée dans le communiqué. Les manifestants indiquent également que la pétition en ligne "Le camp climat a le droit de rester! #RiseupForChange", adressée à la ville de Berne et au Conseil national, a récolté plus de 17.000 signatures.

C'est en guise de coup d'envoi de la semaine "Debout pour le changement" que des militants écologistes suisses ont installé leur camp de base à partir de lundi 04h30 sur la Place fédérale, prévoyant de rester toute la semaine.

Dans un communiqué commun, la Grève du Climat, Collective Climate Justice et Extinction Rebellion ont indiqué avoir choisi la Place fédérale car c'est selon eux un "symbole de la destruction provoquée par la crise climatique". Dans leur communiqué, ils dénoncent notamment l'octroi de crédits aux compagnies d'aviation et l'investissement des banques suisses dans l'exploitation des énergies fossiles.