Il faut "accélérer la procédure de sanctions" européennes, estime le Belge. Mais Chypre, Etat membre de l'UE, bloquerait actuellement l'adoption de nouvelles sanctions en réclamant un traitement similaire pour la Turquie. L'Europe a déjà multiplié les appels à libérer les opposants politiques emprisonnés par Minsk et à entamer un dialogue entre le camp de Loukachenko, au pouvoir depuis plus d'un quart de siècle, et l'opposition.

A la mi-août, les ministres européens des Affaires étrangères avaient donné leur feu vert pour sanctionner de manière ciblée les responsables de la répression au Bélarus. Le Conseil de l'UE (Etats membres) a établi une liste de noms contre lesquels des interdictions d'entrée et des gels de comptes doivent être imposés. Selon des sources diplomatiques, la liste contient actuellement une quarantaine de noms.

Depuis, ces nouvelles sanctions ne se sont cependant pas encore concrétisées, et Bruxelles est incapable de donner une date de réalisation.

Selon les mêmes sources, Chypre a signifié lors d'une réunion mercredi qu'il ne pouvait pas encore donner son accord à des sanctions contre le Bélarus, ce qui bloque le tout. Chypre souhaite que l'UE sanctionne de la même manière de nouvelles personnalités impliquées dans les forages exploratoires menés par la Turquie en eaux chypriotes, à la recherche de gisements gaziers. Mais un certain nombre de pays sont réservés sur la liste proposée par Chypre, a-t-on indiqué de source diplomatique.