"Sur cette question, notre pays a entièrement raison et nous allons défendre nos droits en utilisant tous les moyens à notre disposition", a déclaré le chef de l'Etat turc lors d'un discours retransmis à la télévision. "Nous ne reculerons pas devant les sanctions et les menaces", a-t-il ajouté.

Ces déclarations interviennent alors que les tensions se sont renforcées en Méditerranée orientale, où la découverte ces dernières années d'importants gisements gaziers a aiguisé l'appétit des pays riverains.

Lundi, Ankara a déployé un navire de recherche sismique, escorté par des bâtiments de guerre, dans une zone revendiquée par la Grèce, suscitant la colère d'Athènes.

Vendredi, les ministres des Affaires étrangères des pays de l'Union européenne se sont réunis pour afficher leur solidarité avec la Grèce, appelant à la désescalade.

Le gouvernement grec appelle à prendre des mesures concrètes contre Ankara et les pays européens doivent de nouveau discuter de la situation en Méditerranée orientale lors d'une réunion fin août.

La France, dont les rapports avec la Turquie se sont tendus ces derniers mois, a renforcé jeudi sa présence militaire en Méditerranée orientale pour soutenir Athènes.

M. Erdogan a affirmé que son pays était prêt au dialogue, mais s'en est de nouveau pris de façon virulente samedi à la Grèce, accusant notamment Athènes de maltraiter les minorités musulmanes et turcophones sur son territoire.

Les autorités grecques "doivent sans délai mettre fin aux mesures qui ressemblent à du terrorisme d'Etat. Il y a des attaques contre nos mosquées et nos écoles", a déclaré le président turc, sans préciser davantage son propos.