Les mesures ou sanctions sont un gel des avoirs sur sol européen, ainsi qu'une interdiction de voyage sur le territoire de l'UE. Il est également interdit aux personnes et entités européennes de financer les sanctionnés.

Le cadre de sanctions, mis en place en novembre 2019, est prolongé jusqu'au 12 novembre 2021. Théoriquement, toute personne ou entité qui fournit un soutien financier, technique ou matériel à des forages de prospection ou de production dans les eaux territoriales de Chypre, ou les eaux revendiquées par Chypre mais encore non-délimitées, sans en avoir eu l'autorisation de la part de cette république qui fait partie de l'UE, est susceptible d'être sanctionnée. Les responsables de tels forages, ou associés, peuvent aussi être visés.

Ce cadre de sanctions avait été adopté après d'incessants appels de Bruxelles à Ankara de cesser ses recherches d'hydrocarbures dans des eaux disputées ou relevant d'un autre État. Le dossier a été ravivé ces derniers mois, avec des incursions turques répétées dans des zones revendiquées par la Grèce ou par Chypre. Nicosie souhaite que l'UE agisse plus fermement face à la Turquie, mais pour le moment Bruxelles en est restée aux deux hommes placés en février dernier sur la liste des personnes sanctionnés sous ce cadre restrictif. Il s'agissait de deux hauts responsables de la Turkish Petroleum Corporation.

Le Conseil européen a plusieurs fois répété ces derniers mois qu'il examinerait la situation une nouvelle fois en décembre, lors d'un sommet programmé les 10 et 11.