Clubhouse, un nouveau réseau social audio où l'on peut participer à des chats en direct avec d'autres gens, a semble-t-il fait une victime en la personne de Bodo Ramelow.

Ce week-end, en plein échange avec des journalistes, ce ministre-président allemand de la gauche radicale Die Linke n'a pas réfléchi à la portée de ses propos. Il ainsi confié jouer à "Candy Crush" pendant les séances de négociations en visioconférence avec Angela Merkel et les 16 chefs de gouvernement des Länder: "Certains jouent au Sudoku, d'autres aux échecs ou au Scrabble sur leur téléphone, et moi à Candy Crush", a-t-il déclaré. Par ailleurs, il a également utilisé le terme "Merkelchen", "Petite Merkel", pour désigner la chancelière.

Depuis, Bodo Ramelow a présenté ses excuses mais la polémique ne désenfle pas et le ministre-président de Thuringe se fait incendier de toutes parts.

Cette sortie passe d'autant plus mal qu'il s'était opposé à la dirigeante en octobre dernier lorsque celle-ci a voulu imposer des mesures plus strictes en Allemagne. Dans un premier temps, Bodo Ramelow et d'autres chefs régionaux avaient eu gain de cause avant de rétropédaler lorsque la seconde vague du coronavirus a frappé l'Allemagne de plein fouet. M.Ramelow avait alors exprimé ses regrets et avait admis qu'Angela Markel avait eu raison.