"Nous considérons qu'il s'agit d'une affaire intérieure de la Turquie et ni nous, ni d'autres ne doivent s'ingérer", a déclaré le vice-ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Verchinine, cité par l'agence publique RIA Novosti. "Toutefois, nous ne pouvons pas ne pas attirer l'attention sur l'importance de ce site du point de vue de la culture et de la civilisation mondiales", a-t-il ajouté.

Cette déclaration intervient alors que l'Église orthodoxe russe avait, elle, regretté vendredi que l'"inquiétude" de "millions de Chrétiens" n'ait pas été entendue par la Turquie, après la décision du plus haut tribunal administratif turc de révoquer le statut de musée à Sainte-Sophie. Le président Recep Tayyip Erdogan a ensuite annoncé que l'ex-basilique serait ouverte aux prières des musulmans en tant que mosquée le vendredi 24 juillet.

Cette décision a provoqué une avalanche de critiques internationales, de Washington à Paris en passant par l'Unesco et la Grèce, pays orthodoxe.

OEuvre architecturale majeure construite au VIe siècle par les Byzantins qui y couronnaient leurs empereurs, Sainte-Sophie est un site classé au patrimoine mondial par l'Unesco et l'une des principales attractions touristiques d'Istanbul avec quelque 3,8 millions de visiteurs en 2019.