"La nation toute entière a vécu et traverse un cauchemar", a déclaré Nicol Pachinian dans une allocution vidéo avant une procession qu'il doit mener vers un mémorial à Erevan où les victimes sont enterrées.

"Parfois, il semble que tous nos rêves ont été anéantis et notre optimisme détruit", a-t-il ajouté, alors que l'opposition, qui prévoit un défilé concurrent samedi, appelle à sa démission.

Arrivé aux affaires à la faveur d'une révolution pacifique en 2018 en incarnant les espoirs de la population de remplacer des élites post-soviétiques corrompues, il est très critiqué depuis la défaite des forces arméniennes face à l'armée azerbaïdjanaise au Nagorny Karabakh.

Plus de 5.000 personnes, y compris des civils, ont été tués dans les deux pays ex-soviétiques dans le conflit qui a éclaté fin septembre autour de cette enclave peuplée d'Arméniens en Azerbaïdjan.

Un accord humiliant pour l'Arménie a été signé sous l'égide de Moscou le 9 novembre, accordant d'importants gains territoriaux à l'Azerbaïdjan, soutenu par la Turquie, même si le Nagorny Karabakh survit amoindri.

Cet accord a provoqué de la colère en Arménie, où l'opposition manifeste presque chaque jour pour obtenir la démission du Premier ministre et appelle à une grève générale à partir du 22 décembre. En vertu de l'accord signé, la Russie a déployé quelques 2.000 soldats de maintien de la paix au Karabakh. Un démineur russe a été tué par une explosion cette semaine.