Les autorités bélarusses ont confirmé mercredi la mort à l'hôpital d'un manifestant, blessé selon ses proches par un tir de la police lors de protestations contre la réélection d'Alexandre Loukachenko réprimées avec violence la semaine dernière. Il s'agit du troisième mort depuis le début des protestations contre les résultats de la présidentielle du 9 août, contestés par l'opposition et qui ont également fait des dizaines de blessés et mené à 6.700 arrestations.

Le ministère de la Santé a confirmé dans un communiqué la mort de Guennadi Choutov, 43 ans, suite à une "forte détérioration" de son état de santé, ne mentionnant pas la cause de ses blessures. Selon ses proches et des sources citées par les médias bélarusses, le manifestant avait été touché par balle à la tête le 11 août à Brest (ouest).

La police avait reconnu le 12 août avoir tiré à balles réelles la veille contre des manifestants "agressifs" et armés selon elle de barres de métal à Brest, blessant l'un d'entre eux.

Les proches de Guennadi Choutov ont pour leur part affirmé aux médias qu'il n'était nullement "agressif" et marchait simplement dans la rue avant de recevoir un coup de feu depuis le toit d'un immeuble.

La situation au Bélarus fera l'objet mercredi d'un sommet extraordinaire de l'UE, avec à la clé une extension à d'autres responsables bélarusses des sanctions déjà prises la semaine dernière après la répression des manifestations.