La Convention d'Istanbul a été établie il y a dix ans à l'initiative du Conseil de l'Europe. L'accord vise à lutter contre et prévenir la violence à l'égard des femmes et la violence domestique en général.

La Turquie avait déjà annoncé en mars qu'elle se retirerait de l'accord. Cette décision a suscité de nombreuses protestations de la part des organisations de défense des droits humains, de l'opposition et de la communauté internationale.

Les groupes de défense des droits des femmes craignent que la décision du président Recep Tayyip Erdogan annule des années d'efforts pour lutter contre la violence masculine à l'égard des femmes. Cela pourrait toucher des millions de femmes, d'enfants et de personnes de la communauté LGBTQI+, estiment-ils.

La convention d'Istanbul a été critiquée en particulier par l'arrière-ban islamique conservateur du gouvernement qui est d'avis que la convention porterait atteinte aux normes et valeurs turques concernant la famille, ce qui, à leur avis, ne ferait qu'encourager la violence. Les critiques estiment également que le principe de l'égalité des sexes dans la convention favorise l'homosexualité.