Le chef du gouvernement hongrois a effectué une visite de travail à Varsovie pour discuter de la menace du véto que les deux pays brandissent face au projets du budget et du plan de relance européen. "Je pense que nous avons une bonne chance de fermer ce dossier cette semaine, pendant le sommet de jeudi. Il y a un centimètre qui nous en sépare", a estimé M. Orban à la chaîne Polsat News. Il a souligné cependant que les Polonais et les Hongrois se trouvent "d'un côté et que la présidence allemande s'en trouve de l'autre. Nous avons une chance d'une victoire polono-hongroise".

Les deux capitales veulent obtenir la suppression d'un nouveau mécanisme européen, qu'ils jugent arbitraire, qui permettrait de les priver de fonds européens en cas de violations de l'Etat de droit (justice indépendante, politique anticorruption...).

Interrogé par les journalistes à l'issue de la rencontre de M. Orban avec les dirigeants polonais, le porte-parole du gouvernement polonais, Piotr Muller, a évoqué "le maintien de la position" des deux pays sur la "nécessité de séparer" les questions des critères relatifs à l'Etat de droit de celles relatives à la réalisation du budget européen.

L'Allemagne, qui exerce la présidence tournante de l'Union européenne, a indiqué mardi espérer une solution "dans les prochaines heures ou journées" pour une levée des vétos hongrois et polonais, jugeant "irresponsable" le blocage actuel du plan de relance de l'UE.