Désigné fin juin à la tête du gouvernement irlandais, le dirigeant de centre droit a rencontré pour la première fois à Belfast Boris Johnson, en visite officielle en Irlande du Nord, province britannique en première ligne de potentielles perturbations liées à la sortie du Royaume-Uni de l'UE.

"Nous sommes tous les deux convenus de l'absolue nécessité de (conclure) un accord de libre-échange qui serait exempt de droits de douane et de quota", a déclaré M. Martin à la télévision irlandaise RTE, vantant cela comme "la meilleure solution possible pour l'UE, le Royaume-Uni et les entreprises situées sur l'île d'Irlande".

Le Royaume-Uni est officiellement sorti de l'Union européenne - dont la République d'Irlande fait partie - fin janvier, mais les échanges commerciaux des deux parties restent régis jusqu'au 31 décembre par la législation européenne, le temps qu'elles concluent un nouvel accord commercial.

En cas de "no deal" (absence d'accord) au 31 décembre, les échanges de Londres avec ses anciens partenaires se dérouleront selon les règles de l'Organisation mondiale du commerce (OMC), qui prévoient d'importants droits de douane.

Et au vu des divergences persistantes, Londres a averti se satisfaire d'un accord a minima "à l'australienne", où les règles de l'OMC s'appliqueraient sur la plupart des produits, plutôt que l'accord sans quota ni droit de douane mis sur la table par Bruxelles en échange de concessions.

Une absence d'accord serait très risquée pour la République d'Irlande, frontalière de la province d'Irlande du Nord. Londres veut à tout prix éviter le retour à une frontière physique entre les deux Irlandes.

Le Premier ministre irlandais Micheal Martin a déclaré que son homologue britannique l'avait "assuré être très investi pour parvenir à un accord commercial avec l'Europe", indiquant que les deux dirigeants comptaient "se rencontrer régulièrement" pour discuter du Brexit.

Les discussions entre Londres et l'UE doivent reprendre la semaine prochaine à Bruxelles. Le négociateur britannique David Frost a répété jeudi sur Twitter estimer qu'un accord "(pouvait) être atteint en septembre".