Un nouveau féminicide? Plus de deux mois après la disparition d'une femme de 38 ans, Aurélie Vaquier, à Bédarieux dans l'Hérault (Sud de la France), un corps a été trouvé au domicile de la trentenaire, dissimulé sous une dalle de béton, ce mercredi.

Lors d'une conférence de presse organisée dans la soirée, le procureur de la République, Raphaël Balland, a expliqué qu'il s'agissait "très probablement du corps d'Aurélie Vaquier en raison de la présence d'un tatouage très reconnaissable et d'un piercing."

"Les techniciens en investigation criminelle du groupement de gendarmerie de Montpellier ont procédé à l’extraction méticuleuse du corps qui s’est terminée en milieu d’après-midi en présence d’un médecin légiste qui a pu faire un premier examen", a t-il indiqué. "On ne sait pas encore de quoi cette jeune femme est décédée", a-t-il ajouté. Une autopsie et un scanner seront menés ce jeudi, ainsi que des prélèvements ADN, pour confirmer l'identité de la victime.

Le cadavre a été découvert grâce notamment à un "chien de recherche" et un "géoradar permettant le sondage des sols et des cloisons", avait précisé le procureur.

Son compagnon en garde à vue

Dans la foulée de la découverte du corps, le compagnon d'Aurélie Vaquier a été placé en garde à vue. Âgé de 39 ans, l'homme réside toujours au domicile du couple. C'est lui qui avait alerté la gendarmerie, le 23 février dernier, de la disparition de sa conjointe, plus de trois semaines après qu'elle n'a plus donné de signes de vie. Il avait signalé que la trentenaire avait quitté le domicile conjugal sans aucun moyen de paiement, ni de locomotion, avec uniquement son téléphone portable et quelques vêtements.

Le 28 janvier, certains proches d'Aurélie avaient reçu un étrange message sur les réseaux sociaux dans lequel elle expliquait en quelques lignes vouloir se retirer pour écrire. Un texte envoyé depuis le compte Messenger de son compagnon, ce qui n'avait pas manqué d'alerter sa famille et ses amis.

Une enquête avait alors été ouverte pour "enlèvement et séquestration", le 23 février dernier. Depuis le magistrat instructeur est également saisi de faits de meurtre. Récemment, une marche solidaire à l'initiative de ses proches s'était tenue pour la jeune femme disparue.