Lorsque la crise sanitaire éclatait dans le pays scandinave, les autorités ont décidé de ne pas confiner la population. Les magasins n'ont pas été fermés, les écoles et les restaurants non plus. Les citoyens géraient eux-même les différents gestes barrière comme la distanciation sociale ou encore le lavage des mains.

Durant trois mois, l'approche suédoise a suscité une vive controverse, le bilan de l'épidémie de coronavirus dans le pays étant lourd. Mais actuellement les autres pays ne portent plus le même regard sur cette stratégie autrefois décriée, comme le rapportent nos confrères de Het Laatste Nieuws. Partout en Europe, le nombre de cas de personnes contaminées par le Covid-19 repart à la hausse. Mais pas en Suède où le niveau des infections reste plutôt bas.

Selon l'expert danois Kim Sneppen, cette tendance pourrait s'expliquer par le phénomène d'immunité collective. Cette dernière pourrait avoir été atteinte en Suède. “Il semble que les Suédois aient acquis une certaine immunité contre le virus. Cette immunité, ajoutée aux gestes barrières, suffit pour garder la maladie sous contrôle. L’épidémie pourrait avoir été endiguée”, explique l'expert dans le journal Politiken.

En temps normal, les scientifiques estiment que 60% d'une population doit être immunisée contre le virus pour parler d'immunité de groupe. Comme l'explique une étude menée par Tom Britton à l'université de Stockholm, l'immunité de groupe pourrait être atteinte si 43% de la population est immunisée contre le Covid.

Sebastian Rushworth, un médecin urgentiste suédois qui a travaillé dans la capitale pendant l'épidémie, estime que l'Italie, l'Angleterre et certaines parties des USA sont aussi proches d'atteindre l'immunité de groupe. 

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