Le journaliste de 26 ans a affirmé au cours de l'entretien, probablement effectué sous la contrainte, qu'il avait travaillé pour l'opposition à l'étranger. Il a ensuite énuméré quelques noms de personnes qui auraient, selon lui, également été impliquées.

Artyom Shraibman, qui faisait partie des personnes identifiées par le journaliste, s'est défendu d'avoir travaillé pour l'opposition bélarusse, affirmant n'avoir réalisé qu'un travail d'observation et d'analyse.

Le politologue a souligné qu'il considérait Protassevitch comme un "otage" du président Alexandre Loukachenko et qu'il ne pouvait, par conséquent, pas lui en vouloir pour ces accusations. Les médias d'Etat se sont quant à eux réjoui de la "fuite" de M. Shraibman.

La cheffe de l'opposition bélarusse en exil, Svetlana Tikhanovskaïa, a affirmé que Roman Protassevtich s'était exprimé après avoir été torturé et a rencontré les parents du journaliste en Pologne samedi.

Elle a plaidé pour la libération de tous les prisonniers politiques a plusieurs reprises.