Les secouristes albanais fouillaient les décombres mardi à la recherche de survivants après le plus puissant séisme à frapper ce pays des Balkans depuis plusieurs décennies, qui a fait au moins 16 morts et des centaines de blessés. Des immeubles se sont effondrés comme des châteaux de cartes sous la violence de ce tremblement de terre de magnitude 6,4 survenu aux petites heures du matin, piégeant les victimes sous les gravats.

La ville touristique côtière de Durres ainsi que la localité de Thumane, au nord de la capitale, ont été particulièrement touchées, offrant un spectacle de bâtiments entiers réduits en poussière.

Selon un dernier bilan du ministère de la Défense, 16 personnes ont trouvé la mort.

Le ministère de la Santé a expliqué qu'environ 600 personnes légèrement blessées avaient reçu les premiers soins dans des hôpitaux à travers le pays.

Les autorités ont mobilisé environ 300 militaires. Quelque 1.900 policiers ont également été déployés.

Dans l'après-midi, une quarantaine de personnes avaient été secourues. Aucune estimation du nombre de personnes encore prises au piège n'était disponible.

L'épicentre de la secousse se situait en mer Adriatique, à 34 km au nord-ouest de Tirana, à une profondeur de 10 kilomètres, selon le Centre sismologique euro-méditerranéen.

Ce tremblement de terre a été suivi par de multiples répliques, notamment une de magnitude 5,3, selon cet organisme.

La première secousse a été ressentie à travers les Balkans, à Sarajevo (près de 400 km), en Bosnie, ou encore à Novi Sad (près de 700 km), en Serbie, selon les médias et les alertes publiées par des habitants sur les réseaux sociaux.

La même région d'Albanie avait été secouée en septembre par un séisme de magnitude 5,6, qualifié par les autorités de plus fort tremblement de terre des "20 à 30 dernières années".

Les Balkans connnaissent une forte activité sismique du fait des mouvements des plaques tectoniques africaine et eurasienne, ainsi que ceux de la microplaque Adriatique. Les tremblements de terre y sont fréquents. En 1963, un séisme avait fait un millier de morts à Skopje.

© AFP

© AFP