L'enseignante de Vérone (nord-est) reprochait de "trop bons résultats" à l'adolescente de 15 ans, dont plusieurs quotidiens nationaux publient la photo, les yeux recouverts par une écharpe noire devant l'écran de son ordinateur. "Je me suis sentie humiliée", a confié la jeune à ses amis, qui ont décidé de protester sur les réseaux sociaux et de saisir les autorités.

La direction des affaires scolaires de Vénétie a ouvert une enquête et les réactions politiques se sont multipliées.

"La culture de la suspicion n'entre pas dans les objectifs de l'école: le geste de la professeure me semble excessif et inopportun. J'adresse ma solidarité à la collégienne", a réagi la sous-secrétaire d'Etat à l'éducation du gouvernement de Mario Draghi, Barbara Floridia.

L'Union des étudiants a demandé au gouvernement l'application de la charte des droits des élèves suivant l'enseignement à distance, rédigée par ce syndicat.

D'autres élèves du même collège affirment avoir dû présenter des examens le visage presque collé à leur écran de façon à ne pas pouvoir lire leur cours.

Les élèves italiens comptent parmi les plus pénalisés d'Europe par la fermeture des classes depuis le début de la pandémie. Sur un an, l'Italie a fermé ses écoles 30 semaines, complètement ou partiellement.