Le système était manifestement bien rodé. Selon les informations de France Inter, une infirmière a mis en place un système pour délivrer de faux certificats de vaccination. L'infirmière soupçonnée, travaillait depuis janvier 2021 au centre anti-Covid de l'hôpital Saint-Anne à Paris. Celle-ci a été retirée de ses fonctions par le Groupe hospitalier universitaire (GHU). Concrètement, elle est accusée d'avoir "établi des certificats vaccinaux à des individus n’ayant pas reçu d’injections".

Selon la radio publique, qui cite la direction du GHU, l’infirmière est soupçonnée d’avoir "inscrit ces personnes à des rendez-vous" puis d’avoir “simulé, avec la complicité des intéressés, l’administration du vaccin” avant de délivrer des certificats."Elle ne vaccinait pas les gens, mais elle se faisait payer pour qu’ils repartent avec un QR Code frauduleux, a priori pour pouvoir partir à l’étranger", témoigne un de ses confères à France Inter.

Signalée auprès du procureur de la République

La direction a fini par découvrir le pot aux roses mercredi 2 juin, alors que l’infirmière avait insisté pour vacciner un couple. Son attitude a alors attiré l'attention du personnel. Ses collègues ont appelé un médecin pour vérifier que les personnes avaient été vaccinées. “Le médecin a voulu vérifier que les personnes étaient vaccinées, mais il n’y avait aucune trace de désinfectant, il n’y avait pas de colorant, il n’y avait pas de pansement”, assure un membre du personnel.

France Inter ajoute qu’une secrétaire en intérim, “potentiellement impliquée”, a également été suspendue. Un signalement pour “suspicion de fraudes” a été fait auprès du procureur de la République, de l’ordre infirmier et de l’Agence régionale de santé d’Île-de-France.