L’entreprise bruxelloise Ilias Solutions, spécialisée dans les logiciels logistiques, a annoncé avoir été choisie par le groupe américain Lockheed Martin pour les aspects logistiques de la mise en œuvre de la flotte des futurs avions de combat F-16 Block 70 - la version la plus récente de ce chasseur bombardier - de la force aérienne slovaque.

La Slovaquie a commandé en décembre 2018 quatorze F-16 Block 70/72 - alias Viper -, avec leurs armements et un programme de formation, pour un total de 1,58 milliard d’euros, ce qui représentait alors le plus important achat militaire dans l’histoire du pays.

Plateforme logistique

La Slovaquie, membre de l’Otan et de la zone euro, remplacera ainsi sa flotte vieillissante de chasseurs MiG-29 de conception soviétique.

Lockheed Martin doit livrer quatre appareils en 2022 et les dix autres en 2023, selon Bratislava.

Ilias Solutions a été choisie par Lockheed Martin pour mettre en œuvre, sur la base aérienne de Sliac, la plate-forme logistique destinée à mettre en œuvre les futurs F-16 slovaques, ont indiqué vendredi les deux sociétés dans un communiqué conjoint.

"Avant l’arrivée de cette flotte, le personnel sera pleinement entraîné pour gérer et entretenir la nouvelle flotte de F-16 Block 70 avec la plate-forme Ilias Defense", peut-on lire dans le texte, qui ne précise pas le montant de ce contrat.

Déjà lié à la Défense

Ilias Solutions a notamment comme client, outre Lockheed Martin, le ministère belge de la Défense - historiquement son premier, qui utilise le logiciel Ilias pour l’inventaire et la gestion logistique du matériel -, mais aussi l’état-major belgo-néerlandais dit "amiral Benelux" (ABNL), établi à Den Helder (nord-ouest des Pays-Bas), la flotte des avions-radar de l’Otan (la "NATO Early Warning Force", NAEWF) et la force aérienne chilienne. Des éléments précisés par son directeur du marketing, Younes Laaouani.

L’entreprise bruxelloise a scellé l’an dernier un accord de coopération industrielle avec Lockheed pour rejoindre le programme F-35 dans le cadre de potentielles retombées économiques liées à l’achat de 34 de ces avions de combat par le gouvernement Michel.