La police a mis fin, dans la nuit de samedi à dimanche, à une soirée clandestine réunissant une centaine de participants dans la banlieue de Grenoble (sud-est de la France) malgré le couvre-feu à 18h00 en vigueur, et interpellé trois d'entre eux, notamment pour violences, a-t-on appris auprès de la préfecture.

Les policiers sont intervenus suite à l'appel, à 21h35, d'une voisine gênée par le bruit provenant d'un local associatif à Saint-Martin-d'Hères (Isère), proche de Grenoble, a indiqué Eric Vaillant, procureur de la République de Grenoble. A son arrivée sur les lieux, la police constatait qu'une soirée clandestine rassemblant environ 200 individus se déroulait dans le local, selon la même source.

La plupart de "la centaine" de participants ont fui à l'arrivée des forces de l'ordre, qui ont mis fin à la fête vers 22h15, mais certains ont essayé de résister. Deux d'entre eux ont été blessés, ainsi que deux policiers légèrement, a-t-on précisé de même source.

Trois "teufeurs" ont été interpellés et placés en garde à vue: l'organisateur présumé de la soirée, né en 1984 et locataire du local, ainsi qu'un participant, né en 2001 et alcoolisé, accusé de violences volontaires, et enfin le DJ de la soirée, né en 1985, interpellé pour mise en danger de la vie d'autrui et possession de stupéfiants, selon le procureur.

D'après le préfet de l'Isère, Lionel Beffre, la police dû utiliser du gaz lacrymogène pour disperser la foule face à "une volonté de se rebeller".

Trente-huit verbalisations ont été prononcées sur place et la sono a été saisie. Il n'est pas déterminé, à ce stade, si le propriétaire du hangar avait autorisé ou non la soirée.

"Le virus circule en Isère, comme partout ailleurs. Nous sommes en taux d'incidence de 207 pour 100.000 donc il est tout à fait irresponsable de procéder à une telle fête", a déploré le préfet sur RTL.

Un couvre-feu à 18h00 est en place depuis samedi sur l'ensemble du territoire métropolitain pour tenter d'enrayer l'épidémie de Covid-19.