L’agglomération de Dunkerque sera soumise dès cette fin de semaine à un confinement local pendant les week-ends, du vendredi soir au lundi matin, pour contrer une incidence "alarmante" de l’épidémie de Covid-19, a annoncé mercredi le ministre français de la Santé, Olivier Véran, en déplacement dans le Nord.

Depuis trois semaines, les dix-sept maires de la communauté urbaine en appellent à la mobilisation générale pour freiner la reprise épidémique. À ce jour, le taux d’incidence atteint les 901 cas pour 100 000 habitants sur le territoire. C’est désormais le plus touché de la région : 1 % de la population tombe malade chaque semaine dans cette agglomération de 250 000 habitants.

À partir de ce vendredi soir, les déplacements le week-end ne seront possibles que pour certains motifs, et les dix plus grands centres commerciaux ne fonctionneront plus qu’en "cliquez-emportez", a précisé le ministre.

"À l’image de ce qui a été décidé et mis en place dans le département des Alpes-Maritimes le week-end dernier", les commerces autres qu’alimentaires resteront par ailleurs fermés, a ajouté M. Véran.

Inévitable

Ces mesures, décidées après concertation avec les élus locaux, qui les ont approuvées, sont justifiées par la situation épidémique "très inquiétante, alarmante même", à Dunkerque, où le taux d’incidence de la maladie est "le double de ce qu’il était au plus fort de la première et de la deuxième vague", a justifié le ministre.

Les hôpitaux locaux sont saturés, au point qu’il faut "transférer désormais des malades dans d’autres hôpitaux de la région, et demain, c’est probable", ailleurs en France, a-t-il ajouté.

Le maire (DVG) de Dunkerque, Patrice Vergriete, a dit "comprendre" la décision du gouvernement. "On voulait donner la chance à la prévention, mais la situation générale est plus difficile, la population doit le comprendre", a-t-il expliqué.

"L’hôpital est saturé, le personnel soignant épuisé. Maintenant j’attends que les Dunkerquois respectent les décisions", a-t-il ajouté.